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Une gauche contre l’Europe ?

Les critiques radicales et altermondialistes contre l’Union européenne en France
Première édition

Le « non » français au traité constitutionnel européen a marqué les débuts d’une crise profonde de l’intégration européenne mais aussi d’une plus grande politisation de celle-ci. Si des courants très divers se sont disputés la paternité de ce rejet, ce livre se concentre sur les arguments déployés dans ce débat par la gauche du « non » en France. Lire la suite

Ce livre a pour point de départ le rejet français du traité constitutionnel européen. L’ampleur du mécontentement à l’égard d’un projet perçu par les citoyens comme de plus en plus étranger à leurs préoccupations justifie en effet un examen approfondi des idées sur l’Europe défendues par les courants aspirant à incarner politiquement ce rejet. D’autant que ces oppositions, appréhendant la Constitution européenne comme une tentative de clarification des bases juridiques existantes, remettent en question l’ensemble de l’orientation actuelle de l’Union européenne.

Comment expliquer une telle défiance alors que l’Europe représente un niveau d’intégration indispensable dans une ère de mondialisation de tous les défis majeurs et constitue à l’évidence une grande partie de la solution à la sortie de la crise économique ? Les résistances de gauche à la construction européenne s’expliquent-elles par une difficulté à penser un niveau d’intégration supranational et par une volonté de se réfugier sur le niveau national ou incluent-elles l’ambition d’une autre Europe ? Reposent-elles sur des projets sociaux ou politiques précis ? Et si oui, quelles conceptions idéologiques plus larges sous-tendent de tels projets ?

Telles sont quelques-unes des questions que cet ouvrage se propose de traiter en profondeur en se concentrant sur les argumentaires déployés par quatre courants politiques qui ont joué un rôle central dans le rejet du traité constitutionnel en France en 2005 : les « socialistes eurocritiques », le Parti communiste français, la Ligue communiste révolutionnaire (devenue aujourd’hui le Nouveau parti anti-capitaliste) et le mouvement altermondialiste Attac. Plus largement, l’analyse et la comparaison des dimensions sociales, politiques, identitaires et stratégiques de ces critiques peuvent constituer un outil précieux pour tous ceux qui souhaitent comprendre les grands enjeux idéologiques auxquels fait face la gauche contemporaine.


Livre broché - En français 22,00 €
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Spécifications


Éditeur
Éditions de l'Université de Bruxelles
Auteur
Sophie Heine,
Collection
Études européennes
ISSN
13780352
Langue
français
Catégorie (éditeur)
> Science politique
BISAC Subject Heading
POL015000 POLITICAL SCIENCE / Political Process / Political Parties
Code publique Onix
06 Professionnel et académique
CLIL (Version 2013-2019 )
3283 SCIENCES POLITIQUES
Subject Scheme Identifier Code
Classification thématique Thema: Partis politiques et programmes politiques

Livre broché


Date de publication
22 septembre 2009
ISBN-13
978-2-8004-1456-0
Ampleur
Nombre de pages de contenu principal : 200
Code interne
1456
Format
160 x 240 x 14 cm
Poids
352 grammes
ONIX XML
Version 2.1, Version 3

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Compte rendu

- Projet, 317, p. 91-92. 1 juil. 2010
Source
Host du Roure
https://www.revue-projet.com/comptes-rendus/2010-0
"Analyses exhaustives et fouillées, rigueur dans l'argumentation et dans la démarche… De fait, l'ouvrage est l’adaptation d’une thèse de doctorat. Sophie Heine met en évidence le positionnement face à l’Europe de diverses familles politiques et de pensées : le PS, le PCF, la LRC, le CNPA et Attac. Elle analyse pour chacune leur position dans quatre domaines : quelle vision de l’économie de marché, quelles approche de la démocratie, quel rapport à l’identité nationale, quelle

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Compte rendu

- Bulletin Quotidien Europe, 10015. Supplément Bibliothèque européenne, 846. 10 nov. 2009
Source
Michel Theys
"Issu de l'adaptation d'une thèse de doctorat réalisée à l’Université libre de Bruxelles, cet ouvrage procède du désir d’une jeune politologue de clarifier le fond idéel des résistances de gauche à l’Union européenne qui se sont exprimées en France lors du référendum sur le traité constitutionnel."

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Compte rendu

- 'La gauche et l'intégration européenne', Espace de Libertés, 381, p. 25. 1 déc. 2009
Source
Olivier Starquit
"[…] l'analyse et la comparaison des dimensions sociales, politiques, identitaires et stratégiques de ces critiques peuvent constituer un outil, certes aride, mais néanmoins précieux pour tous ceux qui souhaitent comprendre les grands enjeux idéologiques auxquels fait face la gauche contemporaine."

Sommaire


Remerciements
Introduction
1. La doxa sur l’euroscepticisme
2. Réhabiliter l’analyse des idéologies
3. La gauche de la gauche et les intellectuels
4. La raison et le sentiment
5. Dimensions théoriques et idéaux-types
    A. Quelle vision de l’économie de marché ?
    B. Quelle approche de la démocratie ?
    C. Quel rapport à l’identité nationale ?
    D. Quelle stratégie de changement social ?
Chapitre I. – La position des socialistes euro-critiques
1. Critique socio-économique
    A. Monétarisme et ultralibéralisme
    B. Une attaque généralisée contre les services publics
    C. Baisse des normes sociales et fiscales
    D. Une Europe contre l’emploi : politiques d’offre et délocalisations
    E. Le néolibéralisme européen renforce la financiarisation
    F. Une économie de marché régulée comme alternative
    G. Politiques macroéconomiques keynésiennes
    H. Protection des services publics et harmonisation sociale et fiscale
    I. Conclusion
2. Critique du déficit démocratique
    A. Neutralité de la constitution et séparation des pouvoirs
    B. Le parlement comme institution centrale
    C. Des traités européens démocratiques
    D. Consolider le politique pour satisfaire l’intérêt général
    E. Renforcer l’implication citoyenne
    F. Conclusion
3. Référent identitaire
    A. Une vision pro-européenne
    B. Défendre la culture et les intérêts de l’Europe
    C. Développer la compétitivité européenne
    D. S’opposer au modèle américain
    E. Une politique étrangère forte et autonome
    F. Priorité accordée à l’Europe occidentale
    G. Conclusion
4. Vision stratégique
    A. Le changement social par les idées
    B. Une Europe plus sociale et démocratique par la négociation
    C. Conclusion
Chapitre II. – La position du PCF
1. Critique socio-économique
    A. Les contradictions inhérentes au capitalisme
    B. Un cadre macroéconomique consolidant la financiarisation
    C. Le principe dominant de la concurrence libre et non faussée
    D. Une politique d’emploi libérale
    E. Conclusion
2. Critique du déficit démocratique
    A. Des politiques imposées aux citoyens
    B. Démocratie sur les choix économiques
    C. Plus de pouvoir aux assemblées élues
    D. Importance des droits fondamentaux
    E. Conclusion
3. Conception de l’identité
    A. Une approche ouverte de l’immigration et de la citoyenneté
    B. Une critique socio-économique des élargissements
    C. Lien historique entre nation et démocratie
    D. Une politique de défense nationale
    E. Un rôle historique pour la France
    F. Améliorer le sort des pays en développement
    G. Une Europe compétitive
    H. S’affirmer face aux Etats-Unis
    I. Conclusion
4. Vision stratégique
    A. Dépasser le capitalisme
    B. Des réformes progressives
    C. Des valeurs alternatives
    D. Lien avec les mouvements sociaux
    E. Participation électorale et gouvernementale
    F. Conclusion
Chapitre III. – La position de la LCR
1. Conception socio-économique
    A. Soutien du capitalisme par les pouvoirs publics
    B. Accentuation de la concurrence entre capitalistes
    C. Réduction des secteurs socialisés
    D. Extension de la concurrence mondiale
    E. Remarchandisation de la force de travail
    F. Exploitation accrue des travailleurs
    G. Renforcement du caractère instable du capitalisme
    H. Une alternative socialiste
    I. L’objectif à atteindre : la liberté réelle
    J. Favoriser la demande
    K. Des droits sociaux élargis
    L. Une socialisation de l’investissement
    M. Financement socialisé et redistributif
    N. Démarchandisation de la force de travail
    O. Conclusion
2. Conception de la démocratie
    A. L’importance de la démocratie
    B. L’absence de démocratie au niveau européen
    C. La nature formelle de la démocratie représentative
    D. Une démocratie sur les choix économiques
    E. Démocratie directe et représentative
    F. La dimension politique de la démocratie
    G. Extension des droits de l’homme et du citoyen
    H. La politique comme sphère séparée de la société civile
    I. Conclusion
3. Référent identitaire
    A. Un « non » cosmopolite à l’UE actuelle
    B. L’impérialisme de l’Europe
    C. Une communauté d’intérêts entre les travailleurs du monde
    D. La différence entre nationalisme opprimé et oppresseur
    E. Un développement régulé sans nationalisme
    F. Une défense des droits des étrangers
    G. Conclusion
4. Approche stratégique
    A. Les conditions « objectives » de la révolution
    B. Mobiliser la majorité dominée autour d’un projet politique
    C. Des réformes subordonnées à l’objectif de mobilisation
    D. Une rupture avec le système existant
    E. Application à la critique de l’intégration européenne
    F. Conclusion
Chapitre IV. – La position d’Attac
1. Vision socio-économique
    A. Une économie de marché réglementée
    B. Un gouvernement économique européen
    C. Une Europe sociale
    D. Défendre les services publics
    E. Des droits sociaux européens
    F. Un plein emploi de qualité
    G. Conclusion
2. Vision de la démocratie
    A. Plus de pouvoir pour les élus et les citoyens
    B. Pluralisme dans les choix politiques
    C. Séparation des pouvoirs
    D. Satisfaire les aspirations populaires par les droits fondamentaux
    E. Conclusion
3. Vision identitaire
    A. Une conception pro-européenne
    B. Un patriotisme progressiste
    C. Une identité européenne spécifique et positive
    D. Un modèle à défendre et diffuser
    E. Conclusion
4. Vision stratégique
    A. La politique et les idées dans le néolibéralisme
    B. Déconstruire l’idéologie dominante et élaborer un projet alternatif
    C. Agir dans le cadre des mécanismes démocratiques formels
    D. Conclusion
Conclusion. – Vers une « social-démocratisation » et une européanisation
    des résistances de gauche à l’UE
1. Une approche pro-européenne entre communautarisme et cosmopolitisme
2. Une vision socio-économique sociale-keynésienne
3. Une conception démocratique libérale
4. Une stratégie réformiste
5. Social-démocratisation des résistances de gauche à l’UE
6. Vers une européanisation des résistances à l’UE
Bibliographie

Extrait


Introduction