Sur la base d’une enquête réalisée au sein de six musées d’art moderne et contemporain en Belgique, cet ouvrage montre qu’il existe une réelle hétérogénéité en termes de goûts et de pratiques culturels parmi les visiteurs, qui ne se réduit pas directement à la position sociale et au niveau d’instruction. Lire la suite
Que sait-on des publics de musées d’art moderne et contemporain ? Il s’agit, pour la plupart, de personnes dotées d’un haut niveau d’éducation, participant de l’élite culturelle. C’est l’image que les enquêtes de participation culturelle continuent à juste titre de véhiculer. L’établissement des profils de visiteurs s’est jusqu’à présent focalisé pour l’essentiel sur les données sociodémographiques pour expliquer leurs motivations, attentes et usages du musée. Bien qu’intéressante, cette perspective conçoit trop la participation culturelle comme le simple produit des catégories sociales instruites et surtout, masque d’autres formes de diversité au sein des publics. Elle informe peu sur qui ils sont, au-delà de leur statut, et pourquoi ils visitent. Cela montre que la démocratisation culturelle n’a pas eu lieu mais doit-on en déduire pour autant que les publics forment une masse indifférenciée et homogène de « snobs » marqués par un rapport précis à la culture ?
Étudier cette diversité culturelle permet de comprendre ce que la visite au musée représente dans la vie quotidienne des gens et dans quelle mesure elle reflète un choix en termes de style de vie.
Cet ouvrage établit six différents « profils culturels » de visiteurs, synthétisant chacun une relation particulière au musée d’art. La visite au musée d’art peut ainsi refléter un amour de l’art, une recherche de nouvelles expériences, un certain classicisme, un prétexte pour voir des amis, une ouverture sur le monde, ou encore une sortie exceptionnelle pour voir de belles choses. Loin des clichés, ce livre offre donc une vision contrastée des publics des musées d’art moderne et contemporain, tout en discutant des principales théories sociologiques actuelles de la participation culturelle.
Introduction
Chapitre 1 - La préhistoire du socialisme en Belgique
Chapitre 2 - Dynamisme industriel et misère sociale
Chapitre 3 - Éclosions rouges : les premiers pas du socialisme en Belgique
Chapitre 4 - L'émancipation des forçats de la faim : l'édification du Parti ouvrier belge
Chapitre 5 - La quête du suffrage universel
Chapitre 6 - Au Parlement !
Chapitre 7 - Une contre-société socialiste
Chapitre 8 - En finir avec l’aliénation
Chapitre 9 - Une transition complexe
Chapitre 10 - Conquérir le pouvoir ?
Chapitre 11 - Au gouvernement !
Chapitre 12 - Un nouveau statut politico-électoral
Chapitre 13 - Réformer dans le temps
Chapitre 14 - Métamorphoses organisationnelles
Chapitre 15 - La réforme face au mur de la finance
Chapitre 16 - Langues en lutte : le socialisme belge au prisme des questions linguistiques
Chapitre 17 - Les débuts d’un ébranlement
Chapitre 18 - Haut les coeurs : le plan du travail
Chapitre 19 - L’avènement d’un « parti de gouvernement »
Chapitre 20 - Dans la tourmente
Chapitre 21 - Adieu au Parti ouvrier
Chapitre 22 - Un nouveau type de parti : le Parti socialiste belge
Chapitre 23 - Au coeur d’une longue crispation sur le clivage philosophique
Chapitre 24 - Métamorphoses difficiles
Chapitre 25 - Séisme électoral : un parti ébranlé
Chapitre 26 - Rebondir
Chapitre 27 - À gauche
Chapitre 28 - Adieu au socialisme belge
Chapitre 29 - Ajustements
Chapitre 30 - Catenaccio politico-social
Chapitre 31 - Trajectoires distinctes, trajectoires communes
Chapitre 32 - Mutations organisationnelles
Chapitre 33 - Les socialistes au défi
Épilogue
Bibliographie
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