Pourquoi le concept du populisme est-il devenu si central dans le débat public ? Comment a-t-il pris la figure d'épouvantail de la démocratie ? Est-il de droite, de gauche, des deux à la fois, ni de l’un ni de l’autre ? Et que reste-t-il du sens originel du mot dans ses usages contemporains ? Lire la suite
En apportant des réponses à ces questions, cet ouvrage déconstruit les idées reçues et les connotations péjoratives qui entourent le terme dans la littérature scientifique comme dans le discours médiatique. À rebours de ces lectures convenues, l'auteur nous invite à appréhender le populisme comme un moment de la démocratie et à le replacer dans la longue tradition égalitaire dont il procède.
Ce livre offre ainsi un regard neuf sur un concept devenu, dans le débat public, un véritable « mal nommé » : rassemblant sous un même vocable des phénomènes disparates, il amalgame et exclut d’un même geste ceux qu’il désigne, révélant moins leur nature commune que la peur qu’ils inspirent aux gardiens de l’ordre établi.
Introduction
Chapitre 1. Le mal nommé
1.1. Stigmate et retournement : le populisme dans l'arène politique
1.2. Des médias populophobes
Chapitre 2. Le minimalisme définitionnel et ses écueils
2.1. L'approche idéationnelle
2.2. L'approche « théorique-discursive »
2.3. Le populisme comme « style »
2.4. Une littérature triplement biaisée
Le biais d'élasticité
Le biais normatif
Le biais présentiste
Chapitre 3. Genèse du populisme et de sa critique
3.1. Genèse du populisme : People's Party et narodniki
3.2. Genèse et développement de l'antipopulisme intellectuel
Une révision sévère du moment populiste américain
Le populisme, résistance à la modernité ?
La réception européenne : le populisme, c'est de droite (extrême)
3.3. La haine de la démocratie… au nom de la démocratie
Chapitre 4. Le « moment populiste » européen et ses limites
4.1. « L'esprit démocratique » du populisme
Le populisme comme « moment »
« De gauche », le populisme ?
4.2. Le moment populiste européen : la crise de la zone euro et ses répercussions
4.3. Le populisme face à la désintermédiation
Conclusion. Populisme, le bien nommé ?
Bibliographie